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DuCange, Glossarium mediae et infimae latinitatis (1883-7): BONUS

BONUS, Ad bonos suos, id est, Ad suam utilitatem, Gall. A son profit. Lit. remiss. ann. 1376. in Reg. 108. Chartoph. reg. ch. 335: Lapides dictae murae ad Bonos suos, ad domum suam charreyare fecit.

Ad Bonum Finem, Gall. A bonne fin, Tessera seu signum factionis Parisinae, cujus auctor et dux fuit Marcellus urbis praefectus. Praecipua hujus facinora produnt Literae remiss. 10. Aug. ann. 1358. ex Reg. 86. Chartoph. reg. ch. 240. quas idcirco hic exscribendas duximus: Charles ainsné fils du roi de France, regent le royaume, etc. Scavoir faisons à touz presens et a venir, que comme a l'instigation, ennortement et promotion de feu Estienne Marcel, n'agaires prevost des marchans de la ville de Paris, et de plusieurs autres ses alliez, adherens, collatteraulx et complices, disans et maintenans en touz leurs faiz pour le temps qu'il ont de fait gouverné la bonne ville de Paris et le plait pays d'environ, que tout quanques il faisoient, estoit à bonne fin et pour la redemption et delivrance de nostre-dit seigneur et le bien publique: plusieurs et grant quantité de bon peuple et loyal commun de laditte ville de Paris, sur l'esperance dessus dite, sans l'auctorité, volenté ou consentement de nostredit seigneur ou de nous, ignorans les grans traïsons et malefices que lesdiz prevost et ses complices secretement faisoient, pourpensoient et à faire entendoient contre nostredit seigneur, nous et sa majesté royal, se soient consenti de eslever et prendre a gouverneur, deffenseur et capitaine, le roy de Navarre, de faire aliances avecques lui et ses complices, aidans et adherens, tant par lettres comme par sermens, de porter fermellez d'argent, miz partiz d'esmail vermeil et asure, ou dessoubz avoit escript: A bonne fin, et chaperons de drap desdites couleurs en signe d'aliance de vivre et mourir avec ledit prevost, contre toute personne; d'aler aus assemblées et congregations dudit prevost, de eulx armer contre nous, de nous usurper aucuns droits royaulx, d'estre rebelles contre nostredit seigneur, de dire paroles et reprouches de nostre personne, de mettre a mort et occire en nostre presence et en nostre chambre messires Robert de Clermont et le mareschal de Champaigne et maistre Regnaut d'Acy ailleurs en ladite ville; de prendre et occuper de fait nostre chastel de Louvre, et aussi de arrester et prendre nostre artillerie, que nous faisons amener par la riviere de Saine en certains lieux et d'icelle oster de la puissance de noz gens qui l'amenoient et l'apliquer par devers eulx, de nous envoyer a Meaulx lettres contenans plusieurs paroles rudes, laides et malgratieuses, de estre alez ou estre consentenz de l'alée des genz d'armes que feu Pierre Giles mena a Meaulx contre nous et nostre très-chiere compaigne, de faire par maniere de monopole une grant compaignie, appellée la Confrerie Nostre Dame, en laquelle il avoient et faisoient plusieurs sermens, convenances et aliances, sanz l'auctorité ou licence de nous, de avoir souz umbre et couleur de justice mis ou fait mettre a mort, sanz cause raisonnable, Jehan Perret et Thomas Focaut, de prendre, arrester et faire emprisonner et questionner et maltractier plusieurs de noz genz et officiers, leurs femmes et leurs familiers et mesnies, de prendre plusieurs des biens de noz dites genz et officiers et iceulx biens appliquiez au proufit de la ville ou a leur singulier proufit, de refuser et contredire la monnoie pour le cours que nous li avons ordené en l'assemblée de Compiegne, et de faire monnoie et contraindre noz monnoiers a ouvrer et monnoier, et le proufit de noz monnoies apliquier a leur proufit, de abatre et ardoir et faire abatre et destruire plusieurs chasteaux, forteresses et autres maisons des nobles, de piller et faire piller leurs biens, et de plusieurs autres crimes, délits et malefices faire contre la majesté royal et autrement, pour ce que audit peuple donnoient a entendre que nous les voulions destruire et faire piller par nos genz d'armes, que abandonné avions ladite ville avecques les autres citez et plait pays du royaume a yceulx genz d'armes, et que en riens du monde n'avions volenté d'entendre à la délivrance, ne redemption de nostredit seigneur, combien que le contraire des choses dessusdites feust vray et appert notoirement de present. Et pour ce que les dessusdiz ou plusieurs d'eulx ne se pourroient excuser, se par rigueur de droit voulions proceder, que leurs biens et corps ne feussent forfaiz a nostredit seigneur et a nous, ou au moins que de ce les peussions poursuir et approchier, traire à grans punicions ou amendes, Nous a il esté supplié humblement par noz bien amez Gentien Tristan apresent prevost des marchanz, les eschevins, bourgoys et habitans de ladite ville de Paris que sur ce leur vueillons estre piteables et misericors, ou autrement pourveoir de remede gratieux. Pourquoy nous considerons la bonne amour et loyalté que lesdiz prevost, bourgois et habitans de ladite ville ont eu touz jours a nostredit seigneur et a nous, et comme de fait l'ont bien démonstré en la prinse et destruction des traistres, rebelles et ennemis de la couronne de France, inclinans a leur supplication: A touz ceulx de ladite ville, habitans et aians leur domicille ou leur demourance plus continuelle en icelle que ailleurs, ou temps desdiz deliz, qui ont esté consentens d'iceulx crimes, deliz et malefices, excepté ceulx qui estoient ou aueroient esté du conseil secret sur le fait de la grant traïson dudit prevost et ses complices; c'est assavoir de vouloir empescher et de faire et pourchacier la délivrance de nostredit seigneur, de vouloir occire mon seigneur ou nous, ou mettre et tenir en prison perpétuelle, et de faire le roy de Navarre roy de France; et ainsi interpretons nous et déclarons par ces présentes le fait de ladite grant traïson; Avons pardonné, etc. Donné a Paris le xe. jour d'Aoust 1358.