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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: sileo

sileo sĭlĕō, ŭī, ēre, 1 intr., se taire, garder le silence : silete Pl. Pœn. 3, restez silencieux ; de nobis silent Cic. Sulla 80, ils se taisent sur notre compte, cf. Div. 2, 65 ; Br. 157, etc.; [pass. imp.] silebitur de furtis Cic. Cæcil. 32, on fera le silence sur les vols || silet æquor Virg. B. 9, 57, les flots se taisent ; silent late loca Virg. En. 9, 190, la région au loin est silencieuse || [fig.] être en repos, chômer : silent leges inter arma Cic. Mil. 10, les lois sont muettes au milieu des armes, cf. Cic. Ac. 1, 2 ; Leg. 3, 39 ; nec ceteræ nationes silebant Tac. H. 3, 47, les autres nations non plus ne se tenaient pas silencieuses || [avec inf., rare] : ut sileat verbum facere B. Hisp. 3, 7, qu'il cesse de parler 2 tr., omnia silere Cic. Clu. 18, taire tout, cf. Cic. Att. 2, 18, 3 ; neque te silebo Hor. O. 1, 12, 21, et je ne te passerai pas sous silence ; res siletur Cic. Fl. 6, on tait la chose, on n'en parle pas ; (via Appia) cruentata antea cæde honesti viri silebatur Cic. Mil. 18, (cette voie Appienne), quand elle fut ensanglantée par le meurtre d'un honorable citoyen, on n'en parlait pas || si chartæ sileant quod bene feceris Hor. O. 4, 8, 21, si les livres [= l'histoire] se taisent sur tes belles actions || silenda, ōrum, n., choses qu'on doit taire, mystères : Liv. 39, 10, 5 || secrets : Curt. 6, 7, 3.