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Gaffiot, Dictionnaire latin-français (2016, ex 1934), merci à G. Gréco, M. De Wilde, B. Maréchal, K. Ôkubo!: ultimus

ultimus ultĭmus, a, um, superl. de l'inus. ulter, 1 a) le plus au-delà, le plus reculé, le plus éloigné : stella ultima a cælo, citima terris Cic. Rep. 6, 16, étoile la plus éloignée du ciel, la plus rapprochée de la terre ; ultima Gallia Cic. Phil. 5, 5, la Gaule Transalpine || ultimi, m., Cæs. G. 5, 43, 5, les plus reculés, les plus en arrière ; ultima, n., Virg. En. 5, 317, les points de l'espace les plus reculés = le but ; cælum, quod extremum atque ultimum mundi est Cic. Div. 2, 91, le ciel qui forme la limite extérieure du monde ; b) la partie la plus au-delà de, la plus reculée de : ultima provincia Cic. Att. 5, 16, 4, la partie la plus reculée de la province ; ultima Africa Hor. O. 2, 18, 4, l'extrémité de l'Afrique ; in platea ultima Pl. Curc. 278, à l'autre bout de la place ; ultimis in ædibus Ter. Haut. 902, dans la partie la plus reculée de la maison 2 [fig.] a) [en parl. du temps, de la succession] le plus reculé, le plus éloigné : ultima antiquitas Cic. Fin. 1, 65, l'antiquité la plus reculée, cf. Cic. Prov. 43 ; Leg. 1, 8 || le dernier : ad ultimum spiritum Cic. CM 38, jusqu'au dernier souffle ; ultimum tempus ætatis Cic. Fin. 2, 87, la fin de la vie ; ultima dies Ov. M. 3, 135, le dernier jour de la vie, la mort ; ultimum consilium Sen. Nat. 4, pr. 17, la résolution extrême (le suicide) ; ultimus lapis Prop. 1, 17, 20, la pierre dernière, le tombeau ; ultimæ ceræ Mart. 4, 70, 2, les tablettes (les volontés) dernières ; illud extremum atque ultimum senatus consultum Cæs. C. 1, 5, 3 ce sénatus consulte auquel on a recours à la dernière extrémité ; ultimum illud videre Liv. 1, 29, 3, avoir cette dernière vision, jeter ce dernier regard ; illud ultimum persalutari Curt. 10, 5, 3, recevoir le dernier adieu || ad ultimum, [ou] jusqu'au bout : Liv. 26, 38, 13 ; 45, 19, 17 ; [ou] enfin, à la fin : Liv. 1, 53, 10 ; 1, 54, 2 ; 5, 10, 8 ; 6, 23, 3, etc. || ultima, n. pl., la fin : ultima exspectato Cic. Fam. 7, 17, 2, attends la fin ; b) [en parl. du classement] le plus grand, le plus élevé, du dernier degré : summum bonum, quod ultimum appello Cic. Fin. 3, 30, le souverain bien que j'appelle le dernier, le suprême ; ultimæ perfectæque naturæ Cic. Nat. 2, 33, les êtres qui atteignent le degré suprême et la perfection ; ultimum supplicium Cæs. C. 1, 84, 5, le dernier supplice ; ultimæ miseriæ Liv. 29, 17, 11, les dernières misères, l'extrême limite du malheur ; ad ultimam inopiam adducere Liv. 37, 31, 2, réduire à l'extrême disette || ultimum, n., le plus haut point, le plus haut degré ; ad ultimum animo contendere Cic. Mur. 65, tendre vers l'idéal, à un point de perfection, cf. Cic. Nat. 2, 35 ; res ad ultimum seditionis erumpet Liv. 2, 45, 10, les choses aboutiront au dernier degré de révolte ; ad ultimum dimicationis res veniet Liv. 2, 56, 5, on en viendra aux extrêmes limites de la lutte, cf. Liv. 23, 19, 2 ; 31, 38, 1 ; ad ultimum, adv., Liv. 28, 28, 8, jusqu'au dernier point || ultima, n. pl., les dernières extrémités : Liv. 2, 28, 9 ; 37, 54, 2 ; c) le dernier, le plus bas, le plus infime : principibus placuisse viris non ultima laus est Hor. Ep. 1, 17, 35, savoir plaire aux grands n'est pas le dernier des titres de gloire ; non in ultimis laudum hoc fuerit Liv. 30, 30, 4, ce ne sera pas le dernier des titres de gloire ; cum ultimis militum certare Liv. 34, 18, 5, rivaliser avec les derniers des soldats ; homo plebis ultimæ Sen. Const. 13, 3, homme de la plus basse plèbe, de la lie du peuple ; in ultimis ponere Plin. 17, 91, mettre au dernier rang.